Partout le cerveau des hommes cesse aujourd’hui ironiquement de comprendre que la véritable garantie de la personne réside non dans un effort personnel isolé, mais dans la solidarité des hommes.

Fiodor Dostoïevski

 

Valérie Watelet

Avec mes 35 ans, est arrivée l’envie de me consacrer à un projet nouveau, porteur de sens et en adéquation avec mes valeurs.

Assistante sociale et criminologue de formation, il y a dix ans, j’ai quitté le social et la justice pour l’enseignement. Au fil des années, j’ai pu entreprendre quelques projets avec mes élèves.

D’abord modestes, avec des petites actions citoyennes très locales comme, par exemple, une collecte de jouets pour la Saint-Nicolas des enfants d’un centre proche de l’école ou une distribution de biscuits aux personnes âgées d’un village.

De plus grande envergure ensuite, avec la création d’une Ecoteam au sein de mon école qui, pendant deux ans, a relevé les 5 défis du Challenge de Goodplanet Belgium, a participé à l’AJWE et interpellé le ministre wallon de l’environnement, Carlo Di Antonio avec des propositions concrètes en faveur de la réduction des déchets et du consommer local et de saison, a organisé une animation pour sensibiliser les acteurs politiques locaux, etc.

Et le derniers en date, ambitieux par le nombre d’élèves impliqués et l’ampleur des démarches, des processus et des productions réalisées, un projet en citoyenneté mondiale, répondant à un appel d’Annoncer la couleur, sur la guerre et la paix à travers le temps et l’espace. C’est de ce projet d’un an, construit sur un aller et retour entre apprentissages, transmissions, transpositions et créations qu’est née l’envie de créer un espace dédié à la création.

Engagée, un peu militante, j’aime me donner les moyens de défendre mes idéaux. Fille de la campagne, j’aime défendre l’environnement et la nature. Immergée le temps de mes études dans des grandes villes, j’ai découvert le cinéma, le théâtre, les expositions et les concerts. Faisant écho aux théories que j’étudiais, j’ai acquis la conviction profonde que la culture et les arts sont un terreau idéal pour tisser du lien social. En effet, vecteurs de développement personnel, la création et la co-création sont un moyen efficace de dépasser certains préjugés, certaines peurs de l’autre, etc.  J’ai pu voir ô combien la culture et les arts pouvaient être porteurs de développement et changement social. Dynamique et curieuse, j’aime apprendre et découvrir de nouvelles choses, j’aime relever des défis.

Par ailleurs, je suis maman de trois enfants. En construisant une maison des jeunes sur notre territoire, c’est leur avenir à eux aussi que je prépare.

Riche d’une expérience en tant que directrice administrative d’une asbl subsidiée, c’est naturellement que je prends une part plus active dans la gestion administrative et financière du Quartier jeunes. J’anime les ateliers Imag’IN. Et avec Roxane, nous animons, bien souvent à deux, les accueils.